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Des
salariés
pas comme les autres

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Recrutement : quelles solutions ?
La pêche hauturière fait face à
dimportantes difficultés de recrutement.
Quand elles ne parviennent à engager des marins locaux, les
sociétés darmement, dans la limite prévue
par la loi, font appel à des pêcheurs venus de Pologne.
Jo Loussouarn, directeur des armements La Houle |
Pierre Joncour,
patron
des armements Les Embruns.
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La pêche côtière
souffre moins de ce manque de bras. Pourtant, lorsque des marins
sont alités, ce sont parfois des retraités qui les
remplacent.
Eugène est lun d'eux, engagé pour une nuit sur
le sardinier,
Sked Mor.
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Recherche marins
pêcheurs désespérément
Confronté
à un manque chronique de main duvre, les organisations
professionnelles du monde de la pêche ont décidé
de réagir. Fin mars 2003 souvre à lANPE
de Pont lAbbé, une formation destinée à
préparer à la profession des personnes sorties du milieu
scolaire.
Cette initiative financée à 90 % par le conseil régional
de Bretagne, fait suite à une demande de la préfecture
du Finistère. En mars 2002, lorsque des armateurs bigoudens
envisagent dembarquer des marins polonais sur leurs bateaux,
le préfet de Quimper décide de conditionner lobtention
des autorisations de séjour à la mise en place dune
formation continue.
Dune durée de trois mois, elle préparera 18 personnes
de tous âges au métier de pêcheur, avec à
la clé un CIP, un contrat dinitiation à la pêche,
sésame pour officier sur un navire. Cette formation, une première
en pays bigouden pourrait être reconduite en cas de succès.
En marge de lécole, dautres portes dentrée
dans la profession sont désormais ouvertes.
Des voies d'accès sans doute insuffisantes. Compte tenu de
la pyramide des âges, le manque de pêcheurs pourrait à
l'avenir se faire pénurie.
Aude
Chopplet et Jérôme
Cadet
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Au mois de mars, une nuit en mer, sans pêche nest pas
une honte.
Léquipage du Sked Mor avait embarqué à
3 heures du matin. Sans grande conviction, ils partent en Baie dAudierne,
rejoindre 6 autres bateaux en quête de sardines. Le capitaine,
Stéphane Cecchini avait prévenu, " avec la pleine
lune en guise de lampadaire, le poisson ne sera sans doute pas au
rendez-vous ".
Pendant 4 heures, il scrute ses radars bien trop calmes et écoute
ses collègues.
Cest vers 6 heures du matin quil réveille les 4
hommes à bord et lâche le filet. Pour rien
Un mousqueton
mal fixé et le filet part senrouler autour de lhélice.
Résultat : une petite dizaine de sardines rendues aux mouettes,
des litres de fuel et six heures perdus.
En mer, tout travail ne mérite pas salaire.
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Sur la piste des "nordistes"
La pêche hauturière concerne les bateaux qui effectuent
des sorties de plus de 96 heures.
A Saint-Guénolé, 16 navires, propriétés
darmateurs, sont concernés par cette pêche au
large. Les "nordistes" partent pour quinze jours, direction
la mer dIrlande avec à leur bord sept hommes dont un
capitaine et un mécanicien. Deux mois de vacances par an,
les plus beaux salaires de la flotte bigoudène : ces marées
ne manquent pas dattrait. Pourtant, rares sont les marins
à sy risquer, souvent rebutés par les conditions
de travail et la durée des missions.
Visite guidée dun des fleurons de cette armada : le
Ar Voaleden.
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