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Des salariés pas comme les autres
Les inquiétudes des artisans pêcheurs

En attendant la nouvelle vague

Chantiers navals entre deux eaux

Impossible traçabilité

Pêche sous surveillance

> Ce magazine multimédia a été réalisé par les étudiants de l'IUT de journalisme de Bordeaux.
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de l'équipe

 


Pas assez de marins. Les salaires ont beau être honorables, le temps est fini où les enfants de Saint-Guénolé ne se posaient pas la question, et succédaient automatiquement aux anciens. Les travailleurs de la mer changent. Tentatives d’explication.

Dans l'attente
d'une nouvelle vague


> Ça manque de mousses
Directeur du lycée maritime professionnel du Guilvinec, Denis Béric avoue avoir du mal à recruter des élèves. On ne trouve que 87 lycéens dans cette structure qui pourrait en accueillir jusqu'à 200.

Il explique cette désaffection par plusieurs facteurs : les filières professionnelles en général, à suivre dès la cinquième ou la troisième, pâtissent d'une mauvaise image. Le métier reste dur et dangereux malgré les améliorations techniques. Les horaires, aussi, seront toujours atypiques, donc peu attractifs. Les jeunes grandissent à une époque où, dans la plupart des secteurs d’activité, le temps de travail est aménagé.

Les jeunes du pays bigouden semblent tourner le dos à leurs ports. Ils sont de moins en moins nombreux à se lancer dans le métier de marin pêcheur. Le lycée du Guilvinec recrute désormais plutôt dans d'autres parties de la Bretagne.

D’après Denis Béric, c’est - entre autres - parce qu’en pays bigouden on est encore plus conscients qu’ailleurs des difficultés de la pêche.


Il souligne, pourtant, que les élèves diplômés du lycée maritime n'ont aucun souci à se faire pour trouver du travail.

 

Les lycéens sont bien conscients du problème principal de la pêche, la disparition de la ressource à cause, notamment, des abus de certains navires.
Pas d’avenir pour la pêche " affirment des élèves un brin désabusés. Et pourtant ils s’y destinent. Un futur pêcheur raconte.


Sébastien Guiné et Yann Bureller


> La mer en héritage


Julien Palud, 23 ans.
Profession : marin pêcheur.

Profession des père, grand-père, arrière grand-père et arrière-arrière-grand-père : marin pêcheur.
Mars 2003 : obtient le Certificat restreint opérateur, qui permet d’utiliser la radio VHF dans les bateaux.
Mars 2001 : devient propriétaire du Bretagne,
son fileyeur-ligneur de 7 mètres 60.
Juin 1998 : obtient le BEP "Conduite et exploitation des navires de pêche", option "pont" ; et le Permis de conduite des moteurs.
Septembre 1996 : entre au lycée maritime du Guilvinec.

Le choix d’un métier




L’achat du bateau




La gestion d’une petite entreprise