
Le Porz Streilhen
est un des chalutiers indépendants de la flotille de Saint-Guénolé.
Si, pour linstant, la pêche est encore bonne et les revenus
décents, de nombreuses menaces planent sur lui et sur tous
ses semblables. Par exemple, ces bateaux qui deviennent chers et difficilement
accessibles pour les courageux/ses qui voudraient sinstaller
aujourdhui. José Palud, le patron-pêcheur du Porz
Streilhen, estime quil pourrait revendre son bateau, acheté
trois millions de francs il y a treize ans, quasiment au même
prix aujourdhui. De quoi susciter quelques inquiétudes
pour lavenir. |
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Les
inquiétudes
des artisans pêcheurs
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Lhiver est en général plutôt
calme pour José Palud et ses deux employés Gilles
et Pascal, plutôt spécialisé en langoustine,
au début du printemps les trois marins du Porz Streilhen
gagneront une heure de jour. Au lieu de faire trois traits,
ils en feront quatre voire cinq en une journée. Juste
le temps de faire un petit casse croûte, et hop, on
fait le chalut suivant. Instantané dune journée
à bord du Porz Streilhen.
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Si
la journée commence très tôt pour léquipage
du Porz Streilhen, elle se termine souvent tard. Car une fois
la pêche effectuée, il faut encore, réparer,
décharger et puis, pour Jose Palud, faire la comptabilité
de son entreprise. |
Benoit Furic et Antoine
Clavier
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Interview José Palud
Les patrons
pêcheurs sont confrontés aux gros navires darmateurs,
car la pêche hauturière leur fait une concurrence directe.
Et les décisions, pas toujours adéquates prises à
Bruxelles
ne font que renforcer les difficultés qui pèsent sur
la pêche. Les indépendants se sentent menacés.
Le poisson
est arrivé en criée. Du prix de vente, José
retire les frais de la journée et répartit le reste.
Sur le Porz Streilhen, armateur et équipage se divise selon
un rapport de 55% - 45%. José explique ce qui pèse
sur les frais. Et notamment un problème
très actuel, le prix du pétrole, qui est ressenti
jusque dans le port de Saint-Guénolé.
11,5 millions
de francs ont été alloués à la commune
de Penmarch pour développer les infrastructures du
port : constructions de quais, creusement du port. Des subventions
qui concernent à pri ori
toute la flotille. Mais pour José Palud, ce ne sont pas forcement
les indépendants qui en seront les principaux bénéficiaires.
La crise
des indépendants tient aussi à lhéritage
médiatique des mouvements de colère en 1993. Les
pêcheurs ont été stigmatisés dans les
journaux par les feuilles de payes négatives montrées
au plus fort du conflit. Un traumatisme qui a des conséquences
encore aujourdhui.
La profession de marins pêcheurs fait face à de
grosses difficultés pour recruter des matelots. Du
coup, il nest pas rare de voir des indépendants rester
à quai, faute de personnel.
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