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Des salariés pas comme les autres
Les inquiétudes des artisans pêcheurs

En attendant la nouvelle vague

Chantiers navals entre deux eaux

Impossible traçabilité

Pêche sous surveillance

> Ce magazine multimédia a été réalisé par les étudiants de l'IUT de journalisme de Bordeaux.
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Quotas, calibrages, maillages… Autant de règles imposées par l’Europe pour enrayer la raréfaction des poissons. Contrôles en mer, sur le port, en criée… Autant d’outils utilisés par les autorités françaises pour faire appliquer la législation. Mais quels sont les grands axes de la réglementation européenne ? Comment est-elle appliquée localement ? La législation est-elle respectée ?

Pêche sous surveillance

Le mètre dans une main, un carnet dans l’autre, Jean-Michel Gloanec, l’agent des affaires maritimes, inspecte l’arrivage des poissons dans la criée. Son credo : vérifier que la taille de chaque espèce est réglementaire.

> De Bruxelles à St-Gué en passant par Paris

"Pêcher la bonne quantité, à la taille adéquate et selon la bonne méthode" sont les objectifs fondamentaux de la politique commune de la pêche (PCP). Pour parvenir à ces objectifs ambitieux, Bruxelles a divisé sa politique en plusieurs points.
Le premier consiste à équilibrer la flotte et les ressources disponibles. Aujourd’hui, le mouvement général est à la réduction des efforts de pêche, soit par l’élimination des navires, soit par la réduction de leur activité.
Le deuxième est la mise en place des totaux admissibles des captures (TAC), fixés chaque année par le conseil des ministres des Quinze. Limiter les risques de pêcher les poissons de petite taille ou sans valeur commerciale constitue le troisième axe de la PCP. De nouvelles dispositions – augmentation des tailles minimales des maillages, utilisation de sections à mailles carrées pour la pêche de langoustines, révision des tailles minimales pour certaines espèces – ont été adoptées en l’an 2000.
La réglementation peut également être nationale, elle ne concerne alors que les eaux territoriales françaises. Elle n’est cependant que complémentaire à la législation européenne. Le comité national et les comités régionaux des pêches ont aussi le pouvoir de réglementer, sous le contrôle de l’Etat.
Le ministère de l’agriculture et de la pêche, par l’intermédiaire de la direction des pêches maritimes et de l’aquaculture (DPMA) est chargé de faire appliquer les directives européennes. A l’échelon régional, départemental et local, les affaires maritimes s’occupent du respect des règles européennes et nationales édictées.

A Saint-Guénolé, la surveillance est assurée par l’Unité littorale des Affaires maritimes (ULAM). Composée de quatorze agents, elle intervient en mer, de Douarnenez à Concarneau. Elle est aidée dans son action par le responsable local des affaires maritimes, Jean-Michel Gloanec, et par d’autres administrations (gendarmerie maritime, douanes) dont l’action est coordonnée par le Centre régional d’opération de surveillance et de sauvetage (CROSS). Des moyens pas toujours suffisants. "L’idéal serait d’avoir deux personnes sur Saint-Guénolé ", remarque le responsable.


Pierre Firtion et Alexandre Le Quéré


> Du côté des pêcheurs

Les pêcheurs aussi ont leur lobby. Les organisations de producteurs fonctionnent de manière coopérative. L'Organisation des pêcheurs Ouest Bretagne (OPOB), un des deux organismes présents en Cornouaille, s'occupe des intérêts économiques de ses adhérents. Elle gère les quotas imposés par l'U.E. en les répartissant au sein de ses membres. Ses préoccupations amènent l'OPOB à s'intéresser de très près à la réglementation de la pêche. Pascal Boccou est membre de l'OPOB.




Robert Bouguéon, président du comité local des pêches

Plus de poissons… plus de pêcheurs.
Les directives de Bruxelles en matière de pêche sont mal acceptées par les producteurs : trop exigeantes. L’image du technocrate européen casseur de bateaux a la peau dure. Pourtant les pêcheurs réalisent que l’époque de la pêche intensive est révolue. Pour , la majorité de ses confrères a compris qu’il faut gérer la ressource au plus près.