Loin du plat pays
Avec son petit accent belge, sa frimousse déterminée et sa chemise à carreaux, Steffi, vous accueille sans chichis dans son gîte d'étape. L'ancienne grange retapée amoureusement a l'allure d'une gigantesque coque de bateau retournée. Un instant de calme....Steffi se livre.

Dur dur d'atterrir à Mérens... En 69, lorsqu'elle prend pied au village, Steffie regrette un peu le soleil et la mer à perte de vue. Pas ceux de la Belgique où elle est née, mais de la Côte d'Azur où elle vient de passer quelque temps.
Pourtant, avec son mari, elle prend à bras le corps la gestion de l'auberge de jeunesse mérengoise. Et finalement, comme elle dit, "on a bien aimé cette vie là".
Ici, elle se passionne pour un petit cheval noir du pays... Plus tard, elle deviendra éleveuse. Une nouvelle vie, bien loin des corons de son enfance...

Cinq ans passent. Après l'auberge, le gîte. Après Mérens-d'en-Bas, Mérens-d'en-Haut.
Le couple grimpe la colline et retape une maison pour acueillir les randonneurs. Les débuts sont difficiles. Mais aujourd'hui l'affaire est devenue rentable, ce que le gîte gagne en fréquentation, Steffi le perd en vie privée....

Du va-et-vient en permanence, une disponibilité constante pour la clientèle. Steffi vit à un rythme digne de l'hôtellerie, et elle ne s'en plaint pas. Au contraire...

Ici, la voyageuse fait étape depuis trente ans. La retraite, dans deux ans, lui ouvre de nouveaux horizons mais c'est à Merens qu'elle compte la passer...

La petite belge d'origine polonaise, celle qui se sentait tellement étrangère en arrivant, est devenue conseillère municipale. "Elue, avec les autres". Elle fait partie maintenant des figures du village, et a bien l'intention d'être à l'origine d'une longue dynastie de Mérengois.

 



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