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Tourrent,
un nom du pays...
Ici on l'appelle "l'outz" (l'ours en patois). Un nom inadapté
pour un homme qui participe à travers son métier à
la survie de Mérens.
Bernard est agriculteur. Eleveur de vaches dans des montagnes de Haute-Ariège
où le pastoralisme prime sur l'agriculture proprement dite. Ils
sont deux à exercer encore l'élevage de vaches à
Mérens mais le deuxième prendra sa retraite dans un an.
Dans les étables à logettes l'hiver et en estive l'été,
les vaches de race gasconne suivent les traces de leurs mères,
ariégeoises génération après génération.
"De
mère en fille"
Agriculture responsable, bêtes nourries au foin et aux céréales
issus de ses champs... le filon anti-malbouffe fonctionne aussi à
Mérens. Avant même que la crise ne se déclenche, Bernard
n'exportait déjà plus ses "broutards", les veaux,
et ses vaches vers l'Italie. Il mise depuis cinq ans sur une clientèle
de proximité. Dans un environnement comme celui de la vallée
d'Ax, le bouche à oreille aidant, la qualité des produits
a vite été reconnue. La vache folle n'est pas passée
par le "système" de Bernard...
"Bio
naturellement"
L'Ariège n'est pas une exception. Ici comme ailleurs, les exploitations
ont dû s'agrandir, alors que la main d'oeuvre agricole se raréfie.
Résultat : Bernard Tourrent possède près de 100 bêtes
dont il s'occupe avec sa compagne, quand son grand-père en possédait
une petite trentaine... Mais après lui, les vaches n'auront plus
de propriétaire...
La transmission de la terre pourrait bien s'arrêter à la
génération de Bernard.
"Après
moi... "
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Une
économie de plus en plus touristique. Alors... adieu veaux,
vaches, brebis ? |
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