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Ils sont primés

Tremplins Radio France 2012 : double succès

 

L'iJBA est la seule école à enregistrer cette année un double succès aux Tremplins Radio France 2012 :
Julien Baldacchino est 1er du Tremplin Web et remporte un CDD d'un an à Radio France.
Bastien Deceuninck est 2e du Tremplin Radio et remporte un CDD de six mois à Radio France.
Toutes nos félicitations à ces deux étudiants remarquables.

L'iJBA a déjà remporté le Tremplin Radio France il y a 2 ans grâce au succès de Gabriel Pereira.

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Index de l'article
Arte.tv fait appel à l'IJBA
L’histoire méconnue des 'Sammies' de Bassens
1914-1918 : le 'Camp des Nègres' oublié
Les Poilus sont morts, vivent les Poilus !
Les passeurs de mémoire, la guerre 14-18 retrouvée
Quand la BD monte au front
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Les Poilus sont morts, vivent les Poilus !

Les témoins de la Grande guerre ne sont plus là, le dernier combattant français, Lazare Ponticelli, est mort en 2008. La mémoire se transmet désormais avec le travail des historiens. Mais le travail des amateurs joue un rôle central. Ils sont de plus en plus, journalistes, enseignants ou autres passionnés, à s’occuper du souvenir des Poilus de leur région, de leur village...

Les soldats de Suilly-la-Tour ne sont plus prisonniers du monument aux morts. Nathalie Kovarcik, journaliste en Seine-et-Marne, s’est chargée de leur écrire un livre. Poilus de Suilly-la-Tour, sorti en septembre dernier, retrace la vie, les années de guerre et la mort des soldats de ce petit village de la Nièvre.







Son premier livre, Poilus de May-en-Multien, paru en 2004, Nathalie Kovarcik l’a publié à compte d’auteur. Pour le second, elle s’est adressée aux éditions Findakly, basées au village auquel elle s’est intéressée, Suilly-la-Tour. Il s’est vendu à un peu plus de 200 exemplaires à ce jour. « Le lectorat reste confidentiel », reconnaissent ses éditeurs. « Ce sont principalement les gens du village, les passionnés de la période, et les curieux rencontrés lors de manifestations comme les salons du Livre. » Pas de quoi rentrer dans ses frais, donc. Mais les dépenses s’équilibrent avec d’autres ouvrages moins spécialisés.

Et il n’était pas un stand, au premier Salon du Livre « Grande Guerre » qui s’est tenu les 6 et 7 novembre à Paris, sans un ouvrage de ce type. Nicolas Offenstadt, historien et spécialiste de la période, estime que l’intérêt des historiens amateurs, qu’il appelle « familiaux », pour la Grande Guerre remonte à une vingtaine d'années. Mais depuis quelque temps, la tendance s’est accentuée. Ils sont de plus en plus, journalistes, enseignants ou autres passionnés, à s’occuper du souvenir des Poilus de leur région, de leur village, jusqu’à en faire un livre.

A cela, plusieurs explications possibles. Lazare Ponticelli, l’ultime Français combattant de la Grande Guerre encore en vie, est mort en mars dernier. Il est devenu urgent de se souvenir, puisqu’aucun soldat n’est plus là pour témoigner. De plus, 90 ans après la fin d’un conflit synonyme de début de siècle, Internet a hissé la grand’voile. Le site « memoiredeshommes »
, mis en place en 2003 par le ministère de la Défense, permet à chacun de retrouver des indices biographiques officiels sur un parent, indispensables pour entreprendre ensuite des recherches plus approfondies, auprès de différents services d’archives. De leur côté, des particuliers mettent en ligne le fruit de leurs travaux. Le site de Didier, chtimiste.com, ouvert en 2005, reçoit aujourd’hui entre 30 et 70 000 visites par mois.

> Ces ouvrages sont-ils utiles à la grande histoire ? Réponse par Nicolas Offenstadt, historien et maître de conférence à l’Université Paris I, membre du CRID 14-18 et auteur de La Grande Guerre en trente questions, paru en 2007 chez Geste Editions. Interview réalisée par téléphone.



Cathy Colin